Mark Cavendish

À jamais dans l’Histoire

Revenu de loin, Mark Cavendish s’est imposé comme le meilleur sprinteur de ce Tour de France, signant 4 succès pour porter son total à 34 sur l’épreuve reine. Le missile de l’île de Man écrit une des plus belles pages de l’histoire du cyclisme en devenant le co-recordman de victoires d’étapes sur la Grande Boucle.

Mark Cavendish

À jamais dans l’Histoire

Revenu de loin, Mark Cavendish s’est imposé comme le meilleur sprinteur de ce Tour de France, signant 4 succès pour porter son total à 34 sur l’épreuve reine. Le missile de l’île de Man écrit une des plus belles pages de l’histoire du cyclisme en devenant le co-recordman de victoires d’étapes sur la Grande Boucle.

Le meilleur sprinteur de tous les temps

Mark Cavendish a souvent fait les gros titres. Sa longue histoire qui le lie au cyclisme fait état de chutes, de quelques infractions, de coups de gueule qui montrent bien que Mark fait partie des génies audacieux qui ne manquent pas de caractère. Récit d’une des plus belles carrières du cyclisme moderne.

2007-2012

Au sommet du sprint mondial

Venu de la piste et déjà titré sur l’américaine avec Bradley Wiggins, Mark Cavendish s’impose très vite comme le prodige du sprint. Sa pointe de vitesse est effroyable et fait trembler les plus grands sprinteurs du moment : Alessandro Pettacchi, Andre Greipel, Thor Hushovd... Rares sont ceux qui arrivent à contenir le missile de l’île de Man. En plus de se faire un nom, le britannique l’inscrit à beaucoup de palmarès d’épreuves : victoires d’étapes sur le Giro, le Tour et la Vuelta, Milan-san Remo en 2009, le maillot vert du Tour et un titre de champion du monde en 2011... Après des passages chez HTC et Sky, le britannique rejoint la formation Quick Step avec un des plus beaux palmarès du peloton et le statut de meilleur sprinteur du monde.

2007-2012

Au sommet du sprint mondial

Venu de la piste et déjà titré sur l’américaine avec Bradley Wiggins, Mark Cavendish s’impose très vite comme le prodige du sprint. Sa pointe de vitesse est effroyable et fait trembler les plus grands sprinteurs du moment : Alessandro Pettacchi, Andre Greipel, Thor Hushovd... Rares sont ceux qui arrivent à contenir le missile de l’île de Man. En plus de se faire un nom, le britannique l’inscrit à beaucoup de palmarès d’épreuves : victoires d’étapes sur le Giro, le Tour et la Vuelta, Milan-san Remo en 2009, le maillot vert du Tour et un titre de champion du monde en 2011... Après des passages chez HTC et Sky, le britannique rejoint la formation Quick Step avec un des plus beaux palmarès du peloton et le statut de meilleur sprinteur du monde.

La marque Cavendish

Le double-kick

Très jeune, le sprinteur britannique se fait remarquer dans le sprint avec une aptitude exceptionnelle, du jamais vu parmi le gratin des hommes les plus rapides du peloton. Une faculté à donner une seconde impulsion dans son sprint, comme un second souffle, un sprint dans le sprint. C’est le fameux “double-kick” du Cav, qui fera la gloire de sa carrière. Alors que tous ses adversaires s’écrasent peu à peu au bout de 150 m de sprint, le britannique accélère encore et encore avec une vélocité exceptionnelle. L’arme absolue pour un sprinteur. La marque Cavendish.

La marque Cavendish

Le double-kick

Très jeune, le sprinteur britannique se fait remarquer dans le sprint avec une aptitude exceptionnelle, du jamais vu parmi le gratin des hommes les plus rapides du peloton. Une faculté à donner une seconde impulsion dans son sprint, comme un second souffle, un sprint dans le sprint. C’est le fameux “double-kick” du Cav, qui fera la gloire de sa carrière. Alors que tous ses adversaires s’écrasent peu à peu au bout de 150 m de sprint, le britannique accélère encore et encore avec une vélocité exceptionnelle. L’arme absolue pour un sprinteur. La marque Cavendish.

2013-2015

Sur les traces d’Eddy Merckx

En rejoignant l’équipe de Patrick Lefévère, le meilleur sprinteur du monde arrive avec la ferme intention d’étoffer son nombre de victoires dans le Tour de France. Profitant du meilleur train du monde chez Quick Step, le britannique alterne entre la malchance et les chutes mais parvient tout de même à signer de beaux succès, dont 2 étapes du Tour en 2013 et 1 étape en 2015, portant son total à 26 sur la plus grande course cycliste au monde. La discussion est lancée : Mark Cavendish peut-il aller chercher le record de 34 victoires du cannibale Eddy Merckx ?

2013-2015

Sur les traces d’Eddy Merckx

En rejoignant l’équipe de Patrick Lefévère, le meilleur sprinteur du monde arrive avec la ferme intention d’étoffer son nombre de victoires dans le Tour de France. Profitant du meilleur train du monde chez Quick Step, le britannique alterne entre la malchance et les chutes mais parvient tout de même à signer de beaux succès, dont 2 étapes du Tour en 2013 et 1 étape en 2015, portant son total à 26 sur la plus grande course cycliste au monde. La discussion est lancée : Mark Cavendish peut-il aller chercher le record de 34 victoires du cannibale Eddy Merckx ?

Une personnalité bien trempée

Sportivement, "The Man of Man” fait l’unanimité mais sa personnalité bien trempée en froisse plus d’un. Dès son début de carrière, le sprinteur veut s’imposer, quitte à disputer les sprints avec son propre équipier André Greipel. Son style agressif dans l’emballage final agace et provoque même la colère du peloton lorsque Mark Cavendish franchit la limite. Fautif sur quelques chutes spectaculaires, la prétention supposée du sprinteur provoque également un ressentiment. Un contraste avec la personne décrite par son entourage qui fait récit d’une personne gentille et sincère. Julian Alaphilippe témoigne “C’est un plaisir de se dévouer pour quelqu’un comme lui. Encore plus quand c’est un ami et encore plus quand c’est pour Mark.”

Une personnalité bien trempée

Sportivement, "The Man of Man” fait l’unanimité mais sa personnalité bien trempée en froisse plus d’un. Dès son début de carrière, le sprinteur veut s’imposer, quitte à disputer les sprints avec son propre équipier André Greipel. Son style agressif dans l’emballage final agace et provoque même la colère du peloton lorsque Mark Cavendish franchit la limite. Fautif sur quelques chutes spectaculaires, la prétention supposée du sprinteur provoque également un ressentiment. Un contraste avec la personne décrite par son entourage qui fait récit d’une personne gentille et sincère. Julian Alaphilippe témoigne “C’est un plaisir de se dévouer pour quelqu’un comme lui. Encore plus quand c’est un ami et encore plus quand c’est pour Mark.”

2016-2020

Un sprinteur en déclin

Alors que Mark Cavendish découvre une nouvelle formation en 2016, ses débuts sont très prometteurs avec 5 victoires sur la Grande Boucle cette année. Malheureusement, ses passages chez Dimension Data puis Bahrain-Merida sont davantage faits de bas que de hauts. Enchaînant les blessures, le britannique n’est que l’ombre de lui-même et ne parvient plus à s’imposer parmi les meilleurs sprinteurs du monde. En 2020, il est à deux doigts de mettre un terme à sa carrière. Interviewé après Gand-Wevelgem, Mark Cavendish est submergé par l’émotion. “C’est peut-être la dernière course de ma carrière” déclare-t-il au bord des larmes.

2021
Retour aux sources

Sans contrat et en bout de course, Mark Cavendish se retourne vers Patrick Lefévère en ultime recours. Et revoilà Mark de retour au sein du Wolfpack, le seul collectif capable de sublimer les coureurs, de leur faire vivre une deuxième carrière dans un environnement ultra compétitif. Loin des projecteurs, le Champion du Monde 2011 s’aligne au Tour de Turquie et remporte 4 étapes. Au sein du peloton, un sentiment grandit : Cav is back...

Une sélection surprise

De retour sur la Grande Boucle

Contre toute attente, Mark Cavendish est bel et bien présent sur le Tour de France 2021. Dernier étage de la fusée de l'équipe Deceuninck-Quick Step, le Missile de l’île de Man revient dans la Grande Boucle après une absence marquée par des blessures et des petits pépins de santé, sans oublier une pandémie mondiale qui a bien secoué le monde de la compétition. Son retour sur cette épreuve a été rendu possible par le retrait de dernière minute de Sam Bennett, l'actuel sprinter vedette du Wolfpack, absent du Tour en raison d'une blessure au genou. La machine à spéculations tourne à plein régime, et le monde du cyclisme contemple, se demandant quel genre de performance le Manxman est encore capable d’aller chercher.

Une sélection surprise

De retour sur la Grande Boucle

Contre toute attente, Mark Cavendish est bel et bien présent sur le Tour de France 2021. Dernier étage de la fusée de l'équipe Deceuninck-Quick Step, le Missile de l’île de Man revient dans la Grande Boucle après une absence marquée par des blessures et des petits pépins de santé, sans oublier une pandémie mondiale qui a bien secoué le monde de la compétition. Son retour sur cette épreuve a été rendu possible par le retrait de dernière minute de Sam Bennett, l'actuel sprinter vedette du Wolfpack, absent du Tour en raison d'une blessure au genou. La machine à spéculations tourne à plein régime, et le monde du cyclisme contemple, se demandant quel genre de performance le Manxman est encore capable d’aller chercher.

Cav’ is Back

Record de victoires d’étapes

Pour la majorité des suiveurs, la présence sur le Tour du Cav a davantage des allures de tournée d’adieu que d’ambitions retrouvées. Mais ce n’est pas l’avis du Wolfpack. Après 3 étapes compliquées en Bretagne, Mark Cavendish est bel et bien l’homme qui doit finaliser le travail de l’équipe sur l’arrivée de Fougères. Au terme d’un final dingue, Mark Cavendish déborde Jasper Philipsen dans les tout derniers mètres pour s’imposer et renouer avec le succès sur le Tour de France. C’est la résurrection pour le Cav qui peut laisser exploser son émotion. En larmes, le sprinteur est félicité par l’ensemble du peloton juste après la ligne d’arrivée. Parfaitement emmené par l’équipe sur les étapes suivantes, le britannique signe ses 2e, 3e puis 4e victoires sur cette édition. Enfermé dans le sprint des Champs-Élysées, Mark Cavendish ne peut parachever son œuvre. Qu’importe, à 36 ans, il devient le co-recordman de victoires d’étapes sur le Tour et glane un second maillot vert, 10 ans après son premier.

Cav’ is Back

Record de victoires d’étapes

Pour la majorité des suiveurs, la présence sur le Tour du Cav a davantage des allures de tournée d’adieu que d’ambitions retrouvées. Mais ce n’est pas l’avis du Wolfpack. Après 3 étapes compliquées en Bretagne, Mark Cavendish est bel et bien l’homme qui doit finaliser le travail de l’équipe sur l’arrivée de Fougères. Au terme d’un final dingue, Mark Cavendish déborde Jasper Philipsen dans les tout derniers mètres pour s’imposer et renouer avec le succès sur le Tour de France. C’est la résurrection pour le Cav qui peut laisser exploser son émotion. En larmes, le sprinteur est félicité par l’ensemble du peloton juste après la ligne d’arrivée. Parfaitement emmené par l’équipe sur les étapes suivantes, le britannique signe ses 2e, 3e puis 4e victoires sur cette édition. Enfermé dans le sprint des Champs-Élysées, Mark Cavendish ne peut parachever son œuvre. Qu’importe, à 36 ans, il devient le co-recordman de victoires d’étapes sur le Tour et glane un second maillot vert, 10 ans après son premier.

La science du sprint

Le Wolfpack

Si l’équipe Deceuninck-Quick Step brille sur tous les terrains, sa science du sprint est à enseigner dans toutes les écoles de cyclisme. À chaque arrivée groupée, l’équipe de Patrick Lefévère récite sa partition. Très tôt dans la journée, le géant Tim Declercq chasse l’échappée pour la maintenir à portée de fusil, épaulé par Dries Devenyns plus tard dans la journée, très utile lorsque le terrain devient accidenté. Mattia Cattaneo, Julian Alaphilippe et Kasper Asgreen prennent ensuite le relai pour étirer le peloton dans les 10 derniers km. Pour lancer la fusée, Davide Ballerini puis Michael Mørkøv sont les meilleurs atouts. Le danois place le Cav et le dépose souvent en position idéale, à 150 m de la ligne d’arrivée et en tête du peloton, pour faire parler sa pointe de vitesse. C’est ça le Wolfpack : un collectif où chacun peut s’exprimer et où les plus grosses stars du cyclisme se dévouent pour une cause commune, quel que soit leur statut.

La science du sprint

Le Wolfpack

Si l’équipe Deceuninck-Quick Step brille sur tous les terrains, sa science du sprint est à enseigner dans toutes les écoles de cyclisme. À chaque arrivée groupée, l’équipe de Patrick Lefévère récite sa partition. Très tôt dans la journée, le géant Tim Declercq chasse l’échappée pour la maintenir à portée de fusil, épaulé par Dries Devenyns plus tard dans la journée, très utile lorsque le terrain devient accidenté. Mattia Cattaneo, Julian Alaphilippe et Kasper Asgreen prennent ensuite le relai pour étirer le peloton dans les 10 derniers km. Pour lancer la fusée, Davide Ballerini puis Michael Mørkøv sont les meilleurs atouts. Le danois place le Cav et le dépose souvent en position idéale, à 150 m de la ligne d’arrivée et en tête du peloton, pour faire parler sa pointe de vitesse. C’est ça le Wolfpack : un collectif où chacun peut s’exprimer et où les plus grosses stars du cyclisme se dévouent pour une cause commune, quel que soit leur statut.

Mark Cavendish

Retour au sommet

Après des années difficiles dans d’autres collectifs, Mark Cavendish retrouve le sourire sur ce Tour de France. Un environnement sain, un collectif fort et dévoué à lui, auront fait le bonheur de l’homme en vert sur cette Grande Boucle. Un retour sportif au premier plan qui provoque beaucoup d’émotions chez le britannique, ému aux larmes après plusieurs de ses victoires : “Le simple fait d’être ici est spécial, car je n’ai pas pensé un seul instant que je reviendrais sur cette belle course que j’aime tant. Je suis complètement incrédule, je ne sais pas quoi dire. Tant de gens ne croyaient pas en moi, mais ces gars-là oui et ils ont continué à le faire”.

Mark Cavendish

Retour au sommet

Après des années difficiles dans d’autres collectifs, Mark Cavendish retrouve le sourire sur ce Tour de France. Un environnement sain, un collectif fort et dévoué à lui, auront fait le bonheur de l’homme en vert sur cette Grande Boucle. Un retour sportif au premier plan qui provoque beaucoup d’émotions chez le britannique, ému aux larmes après plusieurs de ses victoires : “Le simple fait d’être ici est spécial, car je n’ai pas pensé un seul instant que je reviendrais sur cette belle course que j’aime tant. Je suis complètement incrédule, je ne sais pas quoi dire. Tant de gens ne croyaient pas en moi, mais ces gars-là oui et ils ont continué à le faire”.